Les Dunes Éphémères du Rebord
Sur le rebord, mince frontière entre dedans et dehors,
où l’air filtre et la lumière se pose paresseuse,
la poussière, née ni de conte ni d’illusion,
mais d’un souffle subtil, invisible, s’amasse, se rassemble.
Des crêtes miniatures surgissent, architectures fragiles,
des montagnes minuscules, un paysage éphémère,
dessiné par les courants, sculptures silencieuses,
que le soleil caresse en lent passage.
Chaque grain est une histoire, sans mots gravés,
une halte éphémère avant le nouveau vol,
comme des cathédrales de sable, inertes, sourires,
que le prochain souffle défait en un seul.