Aller au contenu
Versisognanti

Murmure englouti

Les ombres murmurent, traçant des cartes d’eau sur les murs éteints,
la ville engloutie respire au rythme des vagues,
chaque rue est un souffle qui se fond dans le sel.
Des fenêtres coquillages ouvrent des yeux sur un ciel qui précipite,
des rues de sable dessinent des places sans soleil,
des éclats de quiétude gardent un passé flottant.
Les tours, maintenant spirales de courant, racontent des histoires à ceux qui écoutent,
les ponts perdent leur poids et deviennent des routes de velours,
l’écho des cloches n’est qu’un battement muet de la mer.
Si tu te tais, les ombres dessinent de nouvelles portes et voies,
et l’air salé écrit notre nom parmi les coraux,
jusqu’à ce que la surface ressurgisse, douce et inattendue.

Autres poèmes