Aller au contenu
Versisognanti

Le Murmure Vert

Sur la pierre ancienne, muette et grise,
où le temps n’incise que sa trace,
un voile vert, humble, se pose et s’agrace,
sa trame fine, magie qui passe.
Ici naît un chant que nul n’entendra.
Non une voix humaine, mais un souffle lent,
un hymne à la patience de son émerger.
Chaque fibre est un récit, jamais éteint
le feu de vie, sans jamais crier.
C’est la fraîcheur d’une humide, douce caresse.
Elle enlace le roc avec un tendre affect,
nourrissant sa faim de silence.
La pierre, gardienne d’un lit lointain,
accueille le vert, son vif commencement.
Deux mondes unis dans un sentir muet.
Ainsi la mousse révèle, sans jamais de mot,
la force qui dans le petit dort.
Un secret murmure, qui nous console,
et invite à écouter une autre heure
le chant de vie qui ne meurt pas.

Autres poèmes