Chanter dans l'obscurité
Les ombres apprennent à chanter
quand la ville éteint ses lumières
un chœur froid s’aligne sur le ciment
Chaque coin devient une portée
les lumières éteintes marquent des rythmes de pluie
et les pas effleurent du fers froids
Le langage n’a pas de mots, juste des accords
de silence qui tremble entre les bondes
et l’air apprend une nouvelle intonation
Le matin, les bruits rentrent chez eux
mais le chant reste gravé dans l’obscurité
un souvenir d’ombres qui ne cesse de chanter